prévalence de maladies infectieuses. Cette étude analyse leurs caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives au service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire de HGR de Niamey. Matériels et méthode : Étude rétrospective, descriptive et analytique menée de janvier 2020 à juin 2024 à l'HGR de Niamey. Les données, issues des dossiers médicaux, ont permis d'évaluer la fréquence, les aspects socio-démographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques, les complications et l'évolution. Résultat : sur 75 patients, la fréquence des PPNT était de 17,24%. L'âge moyen était de 30,6+/-14,1 ans (extrême : 8-70 ans), avec une prédominance masculine (68%, sexe ratio H/F : 2/1). Les antécédents incluaient la tuberculose pleuropulmonaire (13,3%), le tabagisme (38,6%) et un drainage thoracique antérieur (60%). Cliniquement, la douleur thoracique (100%), la toux (98,6%), la fièvre (97,3%), et la dyspnée (93,3%) dominaient, avec un syndrome d'épanchement liquidien dans 92% des cas. Une hyperleucocytose était présente dans 37,3% des cas, une anémie dans 21,3%, et une CRP élevée dans 81,3%. À la radiographie, une opacité était observée dans 73,3% des cas, avec une atteinte de l'hemichamp thoracique droit (54,7%). Le pyothorax était le diagnostic principal (68%), suivi du pyopneumothorax (14,7%). Le décorticage pleural était l'indication la plus fréquente (77,3%). Les suites opératoires étaient simples dans 88% des cas, avec une évolution favorable (guérison) dans 94,7% des cas. La durée moyenne d'hospitalisation était de 16,7% (Extrême : 2 – 48 jours). Conclusion : Les PPNT au Niger touchent surtout les jeunes hommes, avec une forte association à la tuberculose et au tabagisme. Le pyothorax domine, traité principalement par la décortication pleurale. L'évolution est généralement favorable, mais une prévention accrue des facteurs de risques est nécessaire.