Introduction : Une malformation congénitale est une anomalie morphologique affectant un organe ou une partie du corps, présente dès la naissance. Elle peut être d’origine héréditaire ou acquise au cours de la grossesse. Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective et analytique, sur 24 mois (Août 2023 Juillet 2025). Les paramètres épidémiologiques, sociodémographiques cliniques et pronostiques étaient étudiés. Résultats : Durant cette période 161 cas de malformation ont été enregistrés soit une fréquence hospitalière de 4,93% et une incidence hospitalière de 80,5 cas/an. L’âge moyen était de 3,34 jours (extrêmes : 01 jours et 30 jours) avec une prédominance masculine dans 54% (n= 87) et un sex ratio H/F de 1,22. La moyenne d’âge des mères était de 26 ans, elles étaient des femmes au foyer 95,7% (n= 154), non instruites (78,9%, n=127) et primigestes (37,3% ; n=60). Les principaux facteurs de risque étaient la notion d’infectionau cours de la grossesse (p : 002) et le sexe (p : 0,001). La consanguinité dans le couple a été retrouvée dans 62,5% (n=101). L’accouchement s’est fait dans une structure sanitaire (53,4% ; n=86) par voie basse dans 80,75% (n= 130). Le diagnostic était postnatal dans tous les cas. Les malformations les plus fréquentes étaient : digestives avec 28,57% (n= 46), suivies des malformations du SNC avec 22,98% (n= 37) et les malformations cardiaques avec 17,39% (n=28). La mortalité était de 26,09% (n=42) dans cette série. Conclusion : les malformations congénitales sont fréquentes. A défautde mettre en évidence les facteurs étiopathogéniques, il est important de mettre l’accent sur les mesures préventives et de mener des études plus étendues afin de mieux déterminer les différentes caractéristiques.