Introduction : Les maladies rénales chez les enfants constituent une cause importante de morbidité et de mortalité. L’objectif était d’étudier les facteurs de risques associés aux décès chez les enfants souffrant de maladies rénales. Matériels et méthodes : il s’agissait d’une étude cohorte retro et prospective de janvier 2020 à septembre 2024 chez les enfants qui avaient une maladie rénale à l’HNABD. Les données avaient été analysées grâce au logiciel Epi info version 7.2.6. Le test chi² de Pearson et le test exact de Fisher ont été utilisés (P˂0,05). L’Odds Ratio et l’intervalle de confiance ont permis de quantifier le risque. Résultats : La prévalence hospitalière des maladies rénales était de 0,54%. L’âge moyen était de 93,14 mois, la tranche ≥ 60 mois était la plus représentée avec 73%. Le sexe masculin était le plus atteint avec 73,2 % et un sex-ratio homme/femme à 2,72. Les patients provenaient majoritairement de zone rurale (58,5%) et le niveau socio-économique était faible à 16%. Les patients étaient référés dans 57,3% des cas. Le délai moyen de consultation était de 30,2 jours. A l’admission l’oedème de visage était le 1er signe clinique à 71,3. Le syndrome néphrotique était la pathologie la plus diagnostiquée avec 37,2% suivi de la GNA 26,8% et la maladie rénale chronique 14,6%. 35% des patients en IRA sévère une dialyse n’avaient pas été dialysés. L’évolution des patients était émaillée de complication dans 22,6% des cas et elle se faisait dans 22,6% des cas vers le décès. Les facteurs de risque de décès étaient l’HTA (p=0.0002), le syndrome urémique sévère à l’admission (p=0.000), retard de dialyse ou manque de dialyse (p=0.000, OR=13,06). Conclusion : la fièvre, l’hyper urémie, l’hypercréatininémie, l’anémie sévère, l’hyperleucocytose, l’absence de dialyse, les complications au cours de l’évolution, l’absence d’hyperhydratation, le long séjour hospitalier avaient étédes facteurs derisque associés au décès chez les enfants souffrant de maladies rénales permettant de confirmer l’hypothèse de recherche et de réfuter l’hypothèse alternative.