Introduction : La méningite bactérienne est un grave problème de santé dans la ceinture africaine, notamment au Niger, où les épidémies saisonnières persistent. La surveillance épidémiologique est essentielle pour la détection, la prise en charge et la vaccination. Cette étude décrit la situation des cas à Niamey en 2025 et évalue la qualité des données. Matériel set méthode : Nous avons mené une étude transversale descriptive et analytique au premier semestre 2025 à l’Hôpital National de Niamey, incluant exhaustivement les cas suspects de méningite bactérienne dont les données issues de la surveillance SIMR-DHIS2 ont été analysées sous Excel et R (test du Khi-2, OR, p<0,05). Résultats : Au total, 365 cas suspects ont été recensés, avec un âge médian de 3 ans (IQR 1- 9) et une prédominance masculine (sex-ratio = 1,61). La majorité provenait de Niamey (86%). La fièvre (96,7 %), les céphalées (44,9 %) et les convulsions (40 %) étaient les signes les plus fréquents. Vingt-cinq germes ont été identifiés, dominés par Streptococcus pneumoniae (56 %). Tous les patients avaient reçu la ceftriaxone avec plus ou moins la corticothérapie, avec une évolution favorable dans 96,4%. Aucun facteur de risque n’a montré d’association. Conclusion : La méningite bactérienne touche surtout les jeunes enfants, avec une prédominance masculine. Les signes cliniques les plus fréquents incluent fièvre, céphalées et convulsions. Malgré une prise en charge adaptée, la mortalité reste notable, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce et d’une surveillance épidémiologique continue.