Introduction : La résistance de Candida albicans aux antifongiques pose des graves problèmes sur la prise en charge des patients. Très peu des antifongiques sont effectivement efficaces sur les souches multirésistantes de Candida albicans. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’activité antifongique de six (6) plantes médicinales utilisées au Niger. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale et expérimentale. Six plantes citées comme ayant au moins une propriété antimicrobienne étaient testées dans cette étude. Les méthodes d’analyse utilisées comprenaient la macération (24h), méthodes standards de caractérisations décrites par Ciulei, Wagner et Bladt et les méthodes gravimétriques. Résultats : Les rendements en extraits bruts varient de 0,30% à 41,50% ; les plus élevés sont représentés par les extraits aqueux des feuilles de : F. virosa (41,50%), C. farinosa (30,60%) et W. indica (27,60%) et ceux les plus faibles avec les extraits hexaniques des racines de W. indica, des écorces et des feuilles de A. macrostachya avec respectivement 0,30%, 0,70% et 1,55%. L’activité antifongique la plus importante a été obtenue avec l’extrait aqueux des feuilles de W. indica avec un diamètre d’inhibition de 35 mm et une CMI de 15,62mg/mL, suivie de l’extrait acétate d’éthyle de C. farinosa, 17 mm (250 mg/mL) et des extraits aqueux et d’acétate d’éthyle de M. balsamina avec respectivement 16 et 14 mm de diamètre, CMI (125 et 250 mg/mL). Le screening phytochimique des extraits actifs a révélé dans la majorité de ces derniers la présence d’alcaloïdes, flavonoïdes, polyphénols, tanins (catéchiques et galliques), stérols et triterpènes, quinones et saponosides à de degré différent. Conclusion : Les extraits obtenus à partir des feuilles de W. indica, M. balsamina, C. farinosa présentaient une bonne activité sur C. albicans. Des études sur l’activité in vitro de ces extraits sur une souche de référence de C. albicans multirésistante seraient nécessaires pour compléter cette étude.