L’évaluation par l’imagerie de la réponse thérapeutique en oncologie est essentielle pour optimiser la prise en charge du patient. Dans la majorité des cas, l’imagerie est l’outil essentiel pour décider du succès ou de l’échec du traitement. Plusieurs moyens d’imagerie peuvent être utilisés dont : Les moyens d’imagerie morphologique : Tomodensitométrie (TDM), Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) et parfois l’échographie. Les moyens d’imagerie fonctionnelle : Tomographie par Emission Monophotonique (TEMP), Tomographie par Emission de Positons (TEP) Les critères d’évaluation ont évolué au fil du temps dans une optique de fiabilité, de simplicité et de reproductibilité. L’Organisation mondiale de la santé a publié les premiers critères dits OMS en 1981 basés sur l’analyse bidimensionnelles des lésions. Ces critères ont été remplacés en 2000 par les critères RECIST (Response Evaluation Criteria in Solid Tumours), qui analysent les lésions dans une seule dimension et sont le fruit d’un travail pluridisciplinaire. D’autres critères peuvent être utilisés : Critères de Choi, Critères mRECIST, iRECIST. Aujourd’hui, du point de vue de la pratique de l’évaluation oncologique, le socle commun est représenté par les critères RECIST. Il est important de bien les connaître, mais de savoir également quelles sont leurs limites et parfois comment les surmonter pour prendre la bonne décision thérapeutique. Dans certaines tumeurs et pour certains traitements, des critères plus spécifiques, combinant des données morphologiques et des données fonctionnelles se substituent en partie ou en totalité aux critères RECIST. L’évaluation fonctionnelle pure est riche de promesse, et c’est pourquoi il est important d’en connaître les principes, même si elle est peu ou pas appliquée en pratique clinique et plutôt réservée à des protocoles d’évaluation clinique.