Sahelian Journal of Medicine, Pharmacy and Odontostomatology Journal officiel de l'Association Nigérienne des Internes et Anciens Internes des Hôpitaux (ANIAH), rattaché à la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université Abdou Moumouni de Niamey.
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ISSN (En ligne) XXXX-XXXX
Communication affichée
Crâniectomie décompressive à l’Hôpital National de Niamey
Communication affichée Vol. 1 · N°1 · 2026 pp. 119
Ousmane* Issoufou Hamma , Souleymane Mahamadou Ango, Assoumane Issa Ibrahim, Aminath Bariath Kelani
— Niger
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Résumé

Introduction : La craniectomie décompressive (CD) est une technique neurochirurgicale qui connaît un regain d’intérêt en raison de la recrudescence mondiale des traumatismes crâniens. Notre objectif a été d’analyser la qualité de la prise en charge et le pronostic des patients ayant subi cette chirurgie dans notre contexte de ressources limitées. Méthodes : Il s'agissait d'une étude prospective, longitudinale à visée descriptive et analytique suivant STROBE, d’une durée de 36 mois (d’Octobre 2020 à Octobre 2023) à l'Hôpital National de Niamey chez les patients ayant subi une CD. Une pvaleur ≤0,05a été jugée significative. Résultats : Durant notre étude, nous avons colligé 74 cas de CD. L’âge moyen était de 32,04 ans (10 à 75 ans), avec une prédominance masculine (91,89%). La CD a été principalement réalisée suite à un traumatisme crânien (95,95%), dont la cause principale était l’accident de la route (76% ; 54/71). À l'admission, la plupart des patients présentaient une altération de l'état de conscience (95,95%) et une anomalie pupillaire (62,16%). Le délai moyen de réalisation du scanner cérébral était de 31,28 heures, avec la contusion parenchymateuse comme lésion la plus fréquente, soit 90,54%. La majorité des patients ont bénéficié d'une hémicraniectomie décompressive, soit 94,59%. Les suites opératoires se sont majoritairement compliquées, soit 71,62%, dont 33,78% de décès. Parmi les survivants, 55,10% présentaient des séquelles neurologiques à la dernière consultation (27/49). Les principaux facteurs associés à un risque de décès et/ou morbidité étaient un score de Glasgow (GCS) initial bas, une anomalie pupillaire à l’admission, et la présence de signes d'engagement encéphalique et un long délai d’admission. Conclusion : Notre étude montre que l’impact des ressources limitées sur notre prise en charge est faible. Cependant, il est crucial de développer des critères de jugement adaptés à nos réalités.

Mots-clés : Craniectomie décompressive, traumatisme crânien, hypertension intracrânienne, infarctus malin de l’artère cérébrale moyenne, pays à revenu faible et moyen.

Comment citer cet article

Issoufou Hamma O. , Souleymane Mahamadou Ango, Assoumane Issa Ibrahim, Aminath Bariath Kelani et al. Crâniectomie décompressive à l’Hôpital National de Niamey. Sahelian J Med Pharm Odontostomatol. 2026;1(1) :119.
Informations
Type : Communication affichée
Spécialité :
Numéro : Vol. 1 · N°1
Date : 22/03/2026
Pages : 119
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