Introduction : La dépression constitue un problème de santé publique à travers le monde. Sa prévalence est très élevée chez les étudiants en médecine en raison de leurs multiples facteurs de risque. En effet, selon une étude américaine, la prévalence globale étaitde 27,2% en 2016. Au Bénin, une prévalence de 58,5% était rapportée en 2020. Au Niger, aucune étude n’a été réalisée sur le sujet malgré l’impact important de ce trouble. L’objectif de l’étude était d’étudier la dépression chez les étudiants en médecine de l’université Abdou Moumouni de Niamey (UAM). Matériels et méthode : Il s’est agi d’une étude transversale, descriptive et analytique chez les étudiants en médecine de l’UAM du 1er Avril au 30 Novembre 2024. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire comportant la Beck Dépression Inventory abrégée et analysées à l’aide du logiciel SPSS version 22. Résultats : Au total, 601 étudiants avaient participé à l’étude avec une prédominance de sexe féminin (53,06%) et un âge moyen de 23,06±0,08 ans. Les étudiants en cinquième année étaient majoritaires avec 21,46%. L’antécédent psychiatrique était retrouvé chez 2.83% des étudiants. La dépression légère, modérée et sévère étaient retrouvées chez respectivement 26,62%, 17,64% et 4,99% des cas. Les idées suicidaires étaient retrouvées chez 7,65% des étudiants et l’anxiété était ressentie par 7,49% des étudiants. Les principaux facteurs associés à la dépression étaient l’anxiété (p=0,00; OR= 4,25) et les idées suicidaires (p=0,00 ; OR = 58,82). Conclusion : La prévalence de la dépression est élevée chez les étudiants en médecine de l’Université de Niamey. Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux cerner l’ampleur de la dépression chez les étudiants.